Encastré
Faire d’un mur un tableau vivant avec un aquarium mural

Un aquarium mural transforme un mur en tableau vivant quand il est intégré à fleur de paroi, dans une niche ou une cloison, avec la technique cachée derrière ou dessous et un accès d’entretien prévu dès le départ.
Ce n’est pas un objet que l’on accroche, c’est un élément de la pièce que l’on construit.
L’image de l’aquarium suspendu comme un écran plat séduit, mais elle ne tient pas la route pour un vrai volume d’eau. Le bon aquarium mural repose toujours sur une structure qui porte jusqu’au sol.
Trois façons de faire un aquarium mural
On appelle aquarium mural plusieurs installations différentes, qui n’ont pas les mêmes contraintes.
L’aquarium encastré dans une niche
La vitre affleure le mur, comme une fenêtre ouverte sur l’eau. L’aquarium repose dans une niche créée dans une cloison ou un doublage, sur un support qui descend jusqu’au plancher. C’est la version la plus spectaculaire, et celle qui demande le plus de préparation.
L’aquarium traversant
Il est visible depuis deux pièces, encastré dans la cloison qui les sépare. Il éclaire les deux côtés et crée une profondeur étonnante. L’entretien se fait alors par le dessus, depuis une trappe intégrée au plafond ou à un meuble haut.
L’aquarium adossé et habillé
Il est posé sur un meuble contre le mur, puis habillé d’un coffrage qui l’intègre visuellement à la paroi. C’est la solution quand on ne peut pas toucher au mur, par exemple dans un logement loué ou face à un mur porteur.
Ce que le mur doit permettre
Le mur n’est jamais neutre. Avant de dessiner quoi que ce soit, nous regardons sa nature : cloison légère en plaque de plâtre, carreaux de plâtre, brique, pierre ou mur porteur.

Une cloison légère se modifie assez facilement pour créer une niche, à condition de doubler l’ossature et de reprendre le poids par le sol. Un mur en brique ou en pierre demande une découpe plus lourde, avec un linteau au-dessus de l’ouverture.
Un mur porteur est un autre sujet. Dans un immeuble en copropriété, il fait généralement partie des parties communes.
L’article 25 b de la loi du 10 juillet 1965 soumet alors les travaux à un vote de l’assemblée générale, à la majorité de tous les copropriétaires.
Le plancher compte autant que le mur. Un aquarium mural de 400 litres, c’est 400 kilos d’eau concentrés sur la largeur de la niche, plus le verre et le décor. Nous calculons cette charge et, dans l’ancien, nous demandons l’avis d’un bureau d’études structure.
La profondeur, le vrai compromis
L’épaisseur d’un mur est limitée, alors que l’aquarium a besoin de profondeur pour que le paysage respire et que les poissons nagent. Tout l’enjeu d’un aquarium mural est là.
Plusieurs solutions permettent de gagner de la profondeur sans tout casser :
- empiéter sur la pièce voisine, côté placard ou dressing, là où quelques centimètres se remarquent peu ;
- créer un faux mur devant le mur existant, qui accueille la niche et la technique ;
- utiliser une ancienne porte condamnée ou un renfoncement de cheminée, très fréquents dans les appartements anciens.
En dessous d’une certaine profondeur, le décor devient plat et le choix de poissons se restreint fortement. Nous préférons proposer un aquarium un peu moins large mais plus profond plutôt qu’une vitrine sans relief.
Cacher la technique sans la condamner
Un aquarium mural n’a de sens que si l’on ne voit rien d’autre que l’eau. La filtration, le chauffage et l’alimentation électrique se logent derrière, au-dessus ou sous la niche, dans un espace technique ventilé.
L’éclairage se place au-dessus de la vitre, dans un caisson accessible. Il doit pouvoir s’ouvrir sans démonter le mur, et sa chaleur doit s’évacuer, sinon elle s’accumule dans la niche et réchauffe l’eau.
L’accès d’entretien est la question décisive. On nettoie la vitre intérieure, on change l’eau, on taille les plantes, on retire un poisson malade : tout cela doit se faire sans acrobatie. Une trappe trop petite condamne l’aquarium à être négligé.
Prévoir l’eau et l’électricité
Une arrivée et une évacuation d’eau proches de la niche simplifient beaucoup les changements d’eau. Les prises électriques se placent en hauteur, protégées par un dispositif différentiel, jamais au sol sous l’aquarium.
Le cadre, la lumière et la pièce
Un aquarium mural se lit comme un tableau. Son cadre peut disparaître complètement, la vitre affleurant un enduit lisse, ou au contraire se souligner d’un fin profil de laiton, de bois ou de métal noir.
La hauteur de pose se décide selon l’usage de la pièce. Dans un salon, on vise la hauteur d’yeux en position assise. Dans une entrée ou un couloir, la hauteur d’yeux debout. Dans une salle à manger, celle des convives à table.
L’éclairage de l’aquarium devient souvent la lumière d’ambiance du soir. Nous le réglons pour qu’il s’accorde aux autres sources de la pièce, avec des transitions douces le matin et le soir.
Lancer un projet d’aquarium mural
Le point de départ est toujours le même : des photos du mur, ses dimensions, l’épaisseur disponible, et ce qu’il y a de l’autre côté. À partir de là, nous dessinons plusieurs variantes de niche et d’accès.
Si votre logement est ancien, lisez aussi nos conseils sur un grand aquarium dans un immeuble haussmannien, qui détaillent la question du plancher et de la copropriété.
La niche et l’habillage comptent dans le budget autant que l’aquarium, et nos repères de prix le rappellent. À Paris comme à Issy-les-Moulineaux, nous réalisons ces installations murales en aquarium encastré.
Un aquarium mural bien conçu se regarde comme une œuvre et s’entretient comme un meuble. Nous dessinons chaque niche pour tenir ces deux promesses à la fois.